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 L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata

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Abe Yukio

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MessageSujet: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Sam 3 Nov - 21:34

Aucune lumière ne perçait la pièce. Çà et là gisaient sur le sol des vêtements. L’unique fenêtre de la chambre était couverte par d’épais volet grisâtre. Peu de chose se trouvait en ces lieu autre qu’un lit et un bureau. Ce n’était peut-être pas un problème de moyen mais plus de motivation. Il y avait quelques photos aussi, glisser dans des portraits dont une en particulier, dans un cadre à l’intérieur d’une « fente carré » dans le mur où il avait collé son bureau et posé son ordi. A coté se trouvait une bougie, seule source de clarté des lieux. Il y avait également des écouteurs et autres babioles utiles ou non au milieu de la pièce ainsi que des ordonnances froissées au pied de la chaise de bureau.

Il se retourna brusquement dans son lit, les muscles raidis et le souffle court, une main sur son front, l’autre qui cherchait sur sa table de nuit les somnifères. Il les attrapa avant de constater qu’il n’en restait plus une seule. Il plissa ses yeux de félins, dans un grognement rauque. Chaque soir c’était le même refrain, il en prenait encore et encore jusqu’à tomber raide, complétant en journée avec d’autre médicament. Stress aigu ou trouble post-traumatique. Après ce qu’il lui était arrivé il y a environ un an… après ce qu’il avait fait… C’était peut-être normal. Non. C’était leur faute. Il n’avait rien à se reprocher. Rien du tout… Il y a de cela moins de trois mois, il avait ingéré trop de ces médicaments et en avait fait une overdose. Il se demandait lui-même s’il n’avait pas un peu fait exprès.

Il s’assit sur son lit, ses coudes sur ses cuisses, le menton appuyé sur les paumes de ses mains. Il agita la queue, agacé, ouvrit le tiroir de sa table de nuit pour y déterrer quelque chose… comme une forme de détresse qu’il dissimulait toujours avec soin hors de sa maison… Il se saisit simplement d’un cachet pour le mal de tête. Il soupira, déçu et s’en empara tout de même, en en avalant deux à l’aide de son verre d’eau qu’il remplissait chaque soir. Son réveil affichait 2h23 du matin et il était incapable de dormir… La nuit allait être longue. Nouveau soupire. Comment avait-il pu à ce point manquer de nécessaire…

Il se leva, vacillant pour partir se doucher. De l’eau froide. Glacial. Il ferma les yeux. S’il pouvait mourir noyer, ce serait bien… Mais ça n’arrangerait rien. Les choses n’iront jamais mieux. Le sort s’était simplement acharné sur lui… il…il avait été irréprochable… les dieux le punissaient à tort. Il sortit en vitesse, passant devant son miroir. Fort heureusement il n’avait jamais été très sujet aux cernes mais cela se voyait qu’il n’était pas très… bien. Il s’habilla et enfila son manteau à capuche.  Il ne sortait pas en journée, c’était soit le soir, soit le matin tôt. Afin de croiser le moins de monde possible, qu’on le laisse tranquille. Il sortit à pas de chat, furtivement.

Il faisait entièrement nuit et un peu froid. Il rabattit sa capuche sur sa tête, main dans les poches, il marcha. Il ne sait combien de temps il déambula seul pour rejoindre le parc. Il bondit sur un muret, trottinant en équilibre dessus, ses yeux rougeoyants, brillant sous l’éclat mal éclairé des réverbères. Au bout du muret, il s’assit, pensif mais aussi parce qu’il était fatigué et il avait toujours l’impression d’avoir mal à la tête. Il se sentait un peu… vidé et fatigué. Dans un ultime espoir, il fouilla la poche de son manteau et avec victoire il en ressortit une plaquette quasiment vide de Valium. Il en sortit un. N’ayant pas d’eau sur lui, il l’avala à la hâte avant de s’étouffer, il toussa en se tenant la poitrine, la respiration lui manquait. Dans un ultime effort il sortit de l’autre poche son couteau qui le quittait rarement, le serrant d’une poigne de fer. Il se calma du mieux qu’il put. Non. Il ne se suiciderait pas. Il eut un mince sourire dédaigneux alors que la lumière du parc faisait d’avantage ressortir son teint blafard qui avait perdu son éclat depuis quelque temps.

En réalité il n’avait pas sorti l’arme blanche pour s’ouvrir les veines, rassurez-vous. Ses oreilles s’agitèrent entendant clairement le bruit de pas. Son ouïe étant bien évidemment excellente, tout comme ses yeux qui ne craignait pas la nuit. Le fond de ses yeux perçants était comme un miroir, reflétant la lumière vers sa rétine, des capteurs à l’intérieur, ultrasensible à la moindre lueur lui permettant une vue affuter la nuit. Il parcourut du regard le parc, toujours sur son perchoir avant d’être repris d’une quinte de toux. Il pesta, se maudissant intérieurement avant de se redresser quelques instants plus tard. Il descendit de son mur, chancelant. Se dirigeant à pas de velours vers la provenance du bruit que ses oreilles aiguisées avaient entendu. C’est ainsi qu’avec méfiance et prudence il avança sur le chemin mais après sa marche qui ne dura pas bien longtemps, le regard un peu trouble, il s’adossa à l’arbre le plus proche en fulminant. Il se reposa  ainsi, plusieurs minutes alors qu’il entendait le son se rapprocher un peu. Ses yeux réduits à deux fentes se posant sur une forme dans la pénombre à une vingtaine de mettre de là. Un humain, surement. Il n’en était pas sûr, les effets secondaires de certains médicaments avaient alourdi ses sens. Il serra plus fort le couteau qui lui semblait, d’un coup, peser trois tonnes. Il ne bougea pas. Comme figer, tel un chat aux aguets, le regard posé de manière insistante sur la forme qui se découpait dans la pénombre du parc.

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Dim 4 Nov - 19:57

[23:36]YouGoodImBetter : Sale noob.
[23:36]YouGoodImBetter : Où t'as appris à jouer ??


2 jours.

Cela faisait 2 jours que Maata enchaînait les parties sur Super Moba III, le jeu-vidéo qui occupait le plus clair de son temps depuis qu'il avait arrêté les études. Au total, le jeune homme n'avait dormi que trois heures, heures durant lesquels il s'était assoupi, plutôt qu'endormi... Si lui n'avait aucune limite quant à la quantité de "pixels qu'il pouvait ingérer", ce n'était pas le cas de son esprit, qui n'avait pas encore capitulé, heureusement.

La concentration du jeune adulte était au plus bas et cela se ressentait directement sur la qualité de ses parties : Depuis peu, il enchaînait les défaites.

[23:37]Novaismycity : calme mec c kun jeu, lol

À la lecture de ces mots, le sang du rouquin ne fit qu'un tour... Cette réponse décontractée et pleine de désinvolture, il l'avait tant entendu... C'était celle qu'il détestait le plus. Ces sous-êtres, qui jouaient pour l'amusement, n'étaient pas même digne de respirer aux yeux du très fair-play : "YouGoodImBetter".

(Ras-le-c** de ces amateurs... marmonna-t-il en tapant furieusement sur son clavier.)

Alors qu'il s'apprêtait à envoyer, la plus cinglante des flèches virtuelles à son interlocuteur, son équipement électronique s'éteignit d'un coup.

« ... S-Sérieux...? »

Le pauvre appareil, venait de rendre son dernier grésillement...

Sans le bruit de fond du ventilateur de l'ordinateur, un lourd silence inonda la pièce... Maata se rendit compte qu'il était dans le noir total et qu'il faisait nuit. L'étudiant resta un instant figé, devant l'écran noir de son PC. Il se retint d'envoyer un coup de poing à travers son ordinateur, évitant probablement de se ravager la main par la même occasion et décida de sortir de chez lui. Il ne voulait pas rallumer sa lumière et voir l'état de son appartement, qu'il n'avait pas rangé depuis des mois. Pour aller aux toilettes, il enjambait des objets et parfois même de la nourriture... Il se disait que tant que ça ne puait pas, ça ne devait pas être urgent.

Il se mit du déodorant et goba un chewing-gum, au cas où il croiserait une connaissance. Le jeune adulte attacha ses cheveux avec un simple chouchou puis enfila son seul manteau avant de prendre la route.

En sortant, il prit l'initiative d'ouvrir sa boîte aux lettres et celle-ci, pleine à craquer, se déversa sur lui.

« Génial... Qu'est-ce qu'ils comprennent pas dans "PAS DE COURRIER", bordel. »

Il continua de pester intérieurement et pris un document au hasard. C'était le journal de la veille, qui avait en Une, le fameux message divin qui était apparu dernièrement. Maata marmonna en ricanant :

(Hmpf. J'espère que ça vient vraiment de Lapis et qu'il va nettoyer cette planète.) Son sourire disparu et il ajouta, comme pour se justifier au cas où on l'aurait entendu : « Il y'a vraiment trop de criminels... »

...

IllustrationRP

Le ciel était des plus sombres et la nuit sans étoile. Ichi Maata errait tête baissée, dans le Gigantesque Parc de Nova. Il comptait sur l'heure et la taille démesurée de cet endroit pour rester dans la solitude, au moins pour ce soir. Il repensait avec colère, à sa dernière conversation. Le rouquin vouait une haine viscérale aux gens aussi détendu... La vie semblait si simple pour ces "idiots"...

« Quel abruti ce mec... I- Le jeune homme se retourna en sursautant. Instinctivement, il avait eu la sensation qu'il était observé et d'un seul coup, son côté paranoïaque et asocial effaça son être. Y-Y-Y'a quelqu'un ?! Excusezmoisijevousaidérangé...! J'allaispartir ! »

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Lun 5 Nov - 15:29

Les yeux du jeune Neko se rétrécirent alors qu’un grondement sourd et plus animal qu’humain s’échappait du plus profond de sa gorge. Il n’aurait pas dû se rapprocher. Comme un instinct prédateur, il n’avait pu s’en empêcher. Il n’aurait pas dû sortir. Mais s’il était resté, il le savait, il aurait démoli sa porte par frustration. Prendre l’air était le meilleur moyen de préserver sa maison de son impulsivité. Puis, ça devait bien faire deux jours qu’il n’était pas sorti, en plus. Il fallait…il fallait que tôt ou tard il se reprenne en main.

Il essaya de bouger un peu en tentant d’attirer le moins possible l’attention de l’intrus. Une main devant sa bouche alors qu’une nouvelle quinte de toux le prit. Il se redressa du mieux qu’il pouvait, humant l’air frais. Il confirma sa pensée. Un humain. Qu’est-ce qu’un humain venait faire ici ? Une grande méfiance s’empara de lui. Il devait être bien sûr de lui et peut-être dangereux après tout… Il devait le prendre par surprise et le finir avant qu’il ne le trouve. Il fit un pas hésitant, le couteau bien en main avant de se figer.

Il avait parlé. Malgré la bonne distance qui les séparait il entendit très clairement ses paroles hésitantes. Il pencha la tête sur le côté, perplexe, D’un geste furtif, il rangea l’arme dans sa poche. Yukio savait à présent que l’humain l’avait repéré, pourtant il n’avait pu ni le sentir… ni l’entendre… ni le voir… pauvre bête dont les sens ne servaient à rien, tel un chaton aveugle à la naissance. Ses oreilles pivotèrent avec attention alors qu’il hésitait à bouger. L’autre en revanche semblait vouloir quitter les lieux au plus vite, peu serein de se sentir épier sans savoir par qui… surement. Il vacilla de nouveau. Ce serait la honte que quelqu’un puisse le voir dans cet état mais en même temps, il était un peu curieux.

Après un long soupire, il fit quelque pas dans la direction de l’inconnu, l’observant attentivement de ses yeux félins, il le contourna avec soin pour un effet de surprise. Habilement et à pas de chat, il s’avança discrètement, dévorant mètre après mètre pour se retrouver qu’à cinq pas de l’humain qui, désormais, était dos à lui, lui permettant de l’évaluer. Un rouquin au cheveux long, c’est plus ou moins ce qu’il en retient. Plutôt grand et terrorisé. Il fouetta l’air de sa queue en levant les yeux au ciel.

Il se canalisa le plus possible pour ne pas passer ces nerfs sur ce pauvre qui semblait n’en mener pas large. Il respira doucement, sentant à nouveau le souffle lui manquer et l’équilibre le quitter. Un instant, il hésita sérieusement. Il ferait mieux de partir. Sa curiosité devait être assouvi. Il l’avait vu. Maintenant… qu’il quitte les lieux… Pourtant… il fit l’inverse. Sans bruit il s’avança et lança dans le dos de l’autre avec un mouvement de main, désinvolte :

- Y-Yo, l’humain…

Il le percevait plus nettement à présent, ses yeux de chats, plantés sur l’autre avec dédain mais hésitation aussi. Est-ce que ça se voyait qu’il n’était pas bien ? Ou peut-être que dans la nuit il ne verrait rien… Après tout ce n’était qu’un faible petit humain. Yukio n’avait jamais eu beaucoup de respect pour quelqu’un, encore moins si ce quelqu’un n’était pas de sa noble race.

Cependant, aujourd’hui comme les jours précédant depuis quelques temps, il se sentait bien plus vulnérable que quiconque… Lui, d’ordinaire si arrogant se sentait perdu, faible et droguer par une tonne de médicaments dont certain qu’il prenait plus par habitude que par nécessité. C’était limite s’il ne lisait plus la notice écrit sur les flacons et les plaquettes. Il était tombé bien bas ses temps et maintenant le simple fait de se retrouve en présence de cet homme le laissait sur ses mots… Il avait senti un peu plus loin, ainsi que dans les paroles de l’inconnu qu’il devait être surement aussi effrayé que lui. Mais pour lui ça ne lui ressemblait pas, lui d’origine si sur de lui et qui pouvait se monter si sournois, le voilà comme un imbécile. Il voulait montrer à cet individu qu’il n’était pas une menace, ses oreilles bien droite et sa queue se balançant faiblement de droite à gauche.

Il respira doucement, sentant son corps entier trembler légèrement. Son instinct de prédateur le savait, il ne devait surtout pas paraitre faible… Il passa une main dans ses cheveux blanc, sachant qu’il devait ajouter quelque chose. Il avait vraiment l’impression de n’avoir parlé à personne depuis des jours…

- Je… hum… je vais rien te faire, hein… Marmonna-t-il, sa queue s’agitant plus fort, nerveux. Ses pupilles rouge se dilatèrent, je voulais pas te faire peur, je pensais juste que… tu étais une personne mal intentionné mais.. tu en as pas l’air. Il prit un air hautain, malgré la fatigue, esquissant un sourire en coin, montrant avec toutes les forces qu’il lui restait, sa volonté de ne pas créer de conflit. Pas cette fois. D’habitude oui, mais pas cette fois. Et comme s'il craignait qu'un blanc ne s'installe et que l'autre se mette à poser des questions sur son état, à tout hasard, il demanda, Mais que fais-tu ici seul à cette heure tardive, l'humain ?

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Dim 11 Nov - 10:00

Des animaux.

Dégoûté par les gens, blasé par le monde et démotivé par la vie, c'est par cette appellation plutôt péjorative que Maata désignait ses semblables. Il était probablement mal vu d'appeler ainsi un originaire de Furtopie... Ce raccourci, pas tout à fait faux mais pas tout à fait vrai non plus, rappelait qu'ils avaient des cousins, complètement dénués de parole et de raisonnement ─ au niveau zéro de la vie : la vie sauvage.

En l’occurrence, ce n'était pas un chat mais un neko de Furtopie, qui venait de faire sursauter Maata, en le saluant dans le dos. Heureusement, le roux retint un cri ─ de justesse. Pour un chat, celui-là n'était pas très propre... Il semblait avoir dormi dans les buissons qu'il avait quitté. Son visage témoignait d'un grand manque de sommeil, probablement causé par les souvenirs... les souvenirs des atrocités qu'il avait commis... aux suicidaires qui s'aventuraient seul dans un parc... en pleine nuit...

L'humain ravala difficilement sa salive.

*gloups*

Le rouquin essayait au maximum de ne pas montrer sa peur et son effroi devant ce physique d'hybride plein de promesses. Cette personne était probablement bien plus rapide et forte que lui mais il ne semblait pas complètement écervelé et c'était une chance : Les seules armes de Maata étaient ses mots, enfin, lorsqu'il n'était pas stressé comme un coupable.

...

Évidemment, dans son effort de calme, Maata n'entendit pas un mot de son interlocuteur, juste un bruit de fond.

« J-... Je n'ai rien de précieux. Je suis qu'un simple étudiant fauché, j'ai même pas de quoi me payer l'eau...! »

Il se risqua ensuite à entamer une discussion, pour rappeler à cet homme, probablement ivre du sang de ses victimes, l'humanité qu'il restait en lui. Dire qu'il ne sortait jamais... Décidément, la vie ne lui laissait aucune chance.

« T'as l'air fatigué... Qu'est-ce que tu fais dans la vie...? »

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Lun 12 Nov - 23:54

L’âme sauvage et insatiable qu’il était se retrouvait face à une proie. Le Neko qu’il était se voyait en plein combat intérieur entre un animal face à une proie au bord de l’arrêt cardiaque ou l’homme en lui qui faisait face à un jeune homme qui craignait pour sa vie dans un parc au beau milieu de la nuit. Le besoin de satisfaire ses besoins les plus primaires comme l’instinct du chasseur le tiraillait au plus profond de ses entrailles tel un grand fauve, tapis dans l’ombre dans l’attente d’une excitante poursuite. Mais  l’humanité en lui, raisonnable et hésitante qui freinait tous ses désirs de destructions, l’obligeait à se conduire de manière plus civilisé… Rendant le jeune Neko instable et imprévisible. Un humain qui souffrait cherchait du soutient. Un animal qui souffrait cherchait à mordre. Venir d’un mélange de deux espèces n’était pas qu’un gros rassemblement des avantages des deux : Il n’obtenait pas que l’agilité, les sens affutés et la combattivité d’un animal et l’intelligence humaine. Il prenait également les défauts, comme le fait de ne pas lâcher une proie avant la mise à mort… Tout s’embrouillait dans sa tête, d’autant plus qu’il se trouvait là, droguer aux médicaments, sans reperd, dans une impasse de la vie, sans but et en bien piteux état.

Ses oreilles étaient rabattues sur le côté à présent. La peur était le sentiment le plus étouffant, il en eut presque du mal à respirer de l’air frais et neutre. Cet homme semblait tétanisé. Comme les animaux qui pouvaient simuler une mort parfaite pour éviter toute confrontation, ce mécanisme de défense se nommait Thanatose, les opossums l’utilisaient par exemple à merveille. Cela évitait à merveille d’attirer un prédateur et de chercher à le désintéresser totalement en mimétisant la mort. Mais il n’était pas qu’un simple animal et cet homme, pas qu’une simple proie. Il craignait de ne pouvoir avoir une conversation normale avec l’inconnu qui semblait aussi doué en parlote que lui.

Il regretta d’être sorti de chez lui. La réaction de cet individu de race inférieur le dépassait complètement. Si seulement il sortait plus, il aurait appris à mieux se contrôler… Si ses parents ne l’avaient pas autant gâté et ne l’avaient pas laissé faire ce qu’il voulait, il aurait appris au lieu d’être si capricieux… Oui.. Tout était de leur faute. S’il n’avait su maitriser ses instinct… c’était la première chose qu’on apprenait à un hybride, rester maitre de soi. Contrôler ses émotions car si on ne le faisait pas, l’instinct s’en chargeait… un peu comme un mode… un pilotage automatique.
Yukio tentait de dissimuler son agitation alors que l’autre essayait de dissimuler sa peur mais ce n’était qu’une simple apparence, l’odeur du sentiment de frayeur extrême était plus forte que jamais et venait lui taquiner le nez. Il se sentait totalement dépassé, ouvrant sa bouche pour essayer de rajouter quelque chose, un mot qui ressemblerait à quelque chose de rassurant. Il se mordit la lèvre pour se calmer, ses crocs plus pointus et aiguisé qu’un être humain ne tardèrent pas à le faire saigner, le gout métallique se déversant dans sa gorge. Devait-il ajouter quelque chose.. ? Il pesa ses mots avec soin mais l’autre lâcha à sa plus grande surprise :

- J-... Je n'ai rien de précieux. Je suis qu'un simple étudiant fauché, j'ai même pas de quoi me payer l'eau...!

Tombant de très haut, Yukio resta là, les bras ballant en observant son interlocuteur de ses yeux rouges et brillant. Il ne fallait pas avoir fait physique nucléaire pour se rendre compte que ce garçon ne semblait pas prêt à l’écouter, renfermé dans une terreur qui chassait tout sentiment raisonnable. Une forme de léthargie dont il ne semblait pas prêt de sortir, persuadé avant de le connaitre, qu’il avait affaire à un psychopathe sanguinaire assoiffé de destruction. Il avait beau ne pas être un ange, il n’avait rien avoir avec un monstre non plus.

Et s’il faisait si peur que ça.. ? Si l’autre ne voyait qu’en lui un chat sauvage sans regarder une seule seconde l’humain qu’il était.. ? Un instant, le jeune Neko sentit son amour propre en prendre un coup. Et s’il ne dégageait qu’une aura bestiale.. ? Il recula d’un pas. La réalité était toujours dur à encaisser. Il aurait du être un humain. Ou un chat. Pas les deux. Comment les gens pouvaient-ils savoir comment se comporter avec une telle double personnalité ? Comment les autres Neko se débrouillaient-ils.. Il n’en avait jamais discuté avec personne, trop occupé à penser à sa petite personne.

-T'as l'air fatigué... Qu'est-ce que tu fais dans la vie...?

Il planta son regard insistant et félin dans celui empli d’humanité du rouquin. En effet, il ne semblait pas l’avoir écouté mais au moins c’était-il un peu calmé… Il se détendit donc quelque peu mais à présent, mal à l’aise par sa question. C’est ce qu’on pouvait appeler « mettre les pieds dans le plat ». Il inspira légèrement pour garder son calme. L’autre semblait avoir posé naïvement sa question, intrigué ou cherchant juste un moyen de détourner son attention… Il se sentit décidément de plus en plus vexé.

Comment lui dire  qu’il ne faisait rien depuis quasi un an ou plus… il ne comptait même plus, à se gaver de médoc’ dans une chambre plongé dans l’obscurité après avoir conduit sa sœur à la mort et dirigé sa famille vers une rupture des plus dramatiques… Aujourd’hui il en souffrait affreusement et il avait honte de lui.. de ce qu’il était. Il passa une main lasse dans ses cheveux, ses mots lui manquant à nouveau. Yukio recula d’un pas.

- Je… J’ai mal dormi la nuit passé… et cette nuit… le sommeil a fui alors.. je me promène. Actuellement… je ne fais rien… je vis sur l’héritage de mes parents…

Un silence gênant s’installa, il se racla la gorge, agitant les oreilles et demanda presque timidement :

- Au fait. Mon nom c’est Yukio… et toi ? Ah… Et que fais tu ici, toi aussi…

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Sam 17 Nov - 12:45

Cette question ─ simple, courte et générique, amena pourtant un long silence qui sembla faire hésiter le neko.

Les secondes qui d'habitude passaient en un battement de cil, se transformèrent ici en éternité... À force de jouer aux jeux vidéos en étant enveloppé dans l'obscurité, Maata avait presque perdu toute notion du temps : les journées étaient devenues des heures, les heures étaient devenues des minutes, et les secondes... elles n'existaient tout simplement plus.

L'originaire de Furtopie passa la main dans ses cheveux, dont Maata remarqua la blancheur, le contraste avec ses pupilles, d'un rouge écarlate, était saisissant. À une heure pareil, ce jeune homme aux airs albinos en aurait effrayé plus d'un.

Il lui répondit donc qu'il avait simplement manqué de sommeil et qu'il ne faisait rien, en vivant d'un héritage, tout comme lui. Le point commun bien que superficiel, rassura Maata. On se sentait toujours plus proches des gens qui avait une ressemblance avec nous, quelle qu'elle soit. Le regard qu'il posait sur l'hybride de chat changea progressivement... Qu'avaient-ils d'autre en commun ? Maata se retint néanmoins de lui partager leur similitude.

Le chat blanc, qui s'appelait donc Yukio, retourna la question à laquelle il avait répondu.

« Je... Bah... Il n'était pas question de donner son prénom à un inconnu rencontré tard dans un parc...! Tu... Tu peux m'appeler Maarchell. "Maarchell", donc, regarda brièvement l'écran de son téléphone. Il était presque deux heures du matin. J'étais chez moi quand j'ai eu un petit soucis, alors je suis sorti prendre l'air mais je crois que je vais pas tarder à rentrer chez moi, la dernière navette Rue Ingliston est à 2h05. Trop tard pour l'adresse, par contre. Depuis qu'on a reçu ce soit disant Message Divin, c'est dur de se déplacer la nuit. »

Maata s'apprêtait à partir. Il attendait avec une impatience difficilement dissimulée la réponse de Yukio, pour le laisser à lui-même... Même si ─ le rouquin ─ ne savait pas vraiment où il irait.

Il savait au fond, que tout comme lui, Yukio avait une vie difficile mais il ne souhaitait pas ajouter sa misère à la sienne... il ne souhaitait pas partager ou écouter ses souffrances car il avait pressenti que...

« HÈ ! Les avortons ! »

??!!!

« ... Qu'est-ce que vous foutez dans MON parc, celui des Rabbit Killer ?! »

La personne qui a dit ça.

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Sam 17 Nov - 21:24

Il souffla discrètement, sa tête penchée sur le coté Sa respiration se stabilisa. D’un geste furtif, il piocha à nouveau au hasard dans la poche, retombant sur la plaquette de Valium. Il eut la folle envie d’en reprendre un, mais le regard braquer du jeune homme sur lui l’en dissuada… à contre cœur. Il avait pourtant besoin de quelque chose. Sans savoir pourquoi, il se sentait un peu intimider par ce simple humain. Peut-être était-ce parce que c’était la première personne qu’il croisait depuis des jours ? L’autre semblait s’être détendu. Cela le calma aussi alors pourquoi…pourquoi avait-il envie de mordre ? Pourquoi son être se sentait assailli par un besoin d’attaquer ? Il se faisait peur à lui-même. Il recula d’un pas supplémentaire. Il fallait qu’il rentre.

C’est le problème de l’instinct, même bien nourri, il revient au triple galop. Mais l’avantage aussi de venir de deux espèces, c’est qu’il pouvait maitriser tout ça. Mais alors quoi ? Pourquoi lui, en était-il incapable ? Pourquoi l’odeur du sang le titillait-il toujours autant ? Pourquoi l’envie sadique de jouer avec une proie lui procurait-il le plus grand des plaisir ? Est-ce ce désir de contrôler la vie et la mort d’une espèce qui était si jouissif ? Il ne voulait pas de tout ça, il se sentait juste contrôler.


- Je... Bah... Tu... Tu peux m'appeler Maarchell. J'étais chez moi quand j'ai eu un petit soucis, alors je suis sorti prendre l'air mais je crois que je vais pas tarder à rentrer chez moi, la dernière navette Rue Ingliston est à 2h05. Depuis qu'on a reçu ce soit disant Message Divin, c'est dur de se déplacer la nuit.

Yukio l’avait écouté que d’une oreille, un grondement sourd s’échappant du plus profond de sa gorge. Des bruits. Et cette fois-ci, il ne s’attendait pas à une nouvelle rencontre pacifique.. Ses oreilles dressés alors qu’il se sentit tout hérissé. Presque menacé. En même temps, à quoi s’attendre dans ce genre de parc la nuit… Lui aussi aurait pu faire parti des mauvaises fréquentations s’il avait été mieux dans son état. Sans même se tourner, sans sursauter, il entendit une fois non loin qui leur jeta menaçant :

- HÈ ! Les avortons !

Il osait s’adresser à lui de la sorte ? Il claqua sa langue contre son palais avec dédain. Était-ce le début des ennuis ? Il se tourna vers leur interlocuteur. A première vu. Un simple petit animal sans danger. A première vue. Mais il était armé et ça changeait beaucoup de chose. Et pas une simple arme blanche, non, mais une arme à feu. Pointé sur eux. Et ça. C’était vraiment pas une situation idéal.

- ... Qu'est-ce que vous foutez dans MON parc, celui des Rabbit Killer ?!

Il cilla. SON parc ? Lui aussi était très territorial et possessif. Cette venue hostile et malveillante le rendait nerveux. Sa queue fouetta violemment l’air. Il analysa rapidement la situation. Et ce que cet humain savait se battre ? Ou faire quelque chose ? Il eut un doute… l’autre avait semblé tellement terrorisé face à lui tout à l’heure qu’il allait finir paralyser sur place. « Génial. » songea-il avec un soupire intérieur. Il évita tout mouvement brusque pour ne pas se faire directement tirer dessus.

Situation délicate. Une gros tentions s’était créer. L’individu aux airs terriblement mauvais et féroce pour sa carrure ne semblait pas hésiter à faire des dégâts si nécessaire. La mort ? qui osait avoir le droit de vie et de mort sur un prédateur ? Qui pouvait s’octroyer ce droit ? Il eut un rictus mauvais. Son air hésitant et mal à l’aise s’était envolé, seul une certaine apparence fatigué rappelait qu’il n’avait pas toutes ses forces, mais pour un simple petit anthropomorphe, cela devrait suffire… même si ce dernier était bien armée et que rien ne certifiait qu’il était tout seul…

Il huma l’air avec attention. Pour en être sur. Aucune odeur suspecte  à par lui dans les environs mais une fois qu’il ce serait occupé de lui, il ne faudrait pas trainer. Il avait affaire à un autre être à l’ouïe fine, d’autre pourrait rappliquer à l’entente de bagarre.

- Qui te dit que tu n’es pas déjà sur mon territoire… Susurra le Neko. Hey, l’humain. Il se tourna à demi vers le dénommé Maarchell, ses yeux écarlates redevenus sauvages, plantés dans ceux de l’autre, si je nous débarrasse de ce type, tu devras accepter une requête que j’aimerais te demander.

Il ricana l’air tout aussi mauvais que leur agresseur, ne lâchant pas l’arme du regard à présent le tenant en joue. Ses yeux réduits à deux fentes, ses oreilles plaqués sur les deux extrémités de sa tête et sa queue bien droite, il voyait très clairement que cet être menaçant ne s’attendait pas non plus à ce qu’on lui fasse face. Il continua de hurler toujours plus menaçant mais le jeune Neko n’écoutait plus. Il savait combien les armes à feu étaient dangereuses. Il devait d’autant plus se méfier vu son agilité réduite, mais cela devrait suffire… Son regard prédateur ; celui du chat, celui du tueur, celui d’un animal aux instincts sans faille. Il était dans son élément.

Il gronda et c’est ainsi que le premier coup de feu retentit. Le coup fut tellement prévisible qu’il avait déjà bondit sur le côté, malgré ses mouvements moins fluides que d’habitudes.. Alors que l’anthropomorphe le cherchait à nouveau pour le viser, il fondit sur lui et le plaqua au sol mais leur agresseur ne se laissa pas faire pour autant, du revers de son arme, il lui fracassa le crâne. Il chancela. La douleur était fulgurante. Avec un feulement de rage Yukio le mordit violemment, un de ces yeux aveuglé par le sang qui coulait de sa tête. D’un geste vif et furieux, il sorti l’arme blanche de sa poche, l’autre se tortillait comme un beau diable, lui éraflant les bras de ses griffes, cherchant désespérément la gâchette. Voyant cela, Yukio l’en empêcha aussitôt. « J’vais lui crever les yeux à cette pourriture… » Mais il reçut un coup dans le ventre, il sauta lestement hors d’atteinte mais trop tard, nouveau coup de feu. Ayant de bon réflexe, le Neko pu tout juste protéger son cœur en se baissant alors que la balle se logeait dans son épaule.

Du sang en abondance. Il sourit. Il avait pas affaire à un débutant. Il lança son poignard pour le déstabiliser et c’est ainsi que, concentrer sur l’esquive de l’arme blanche, l’anthropomorphe ne vit pas Yukio se jeter sur lui et planter ses crocs dans la gorge de l’ennemi. Suffoquement, flot de sang, sur lui comme sur l’autre il le vit se débattre dans un ultime effort avant de cesser toute résistance.

Il se lécha les babines en se redressant, mi-haletant. Ses médicaments l’avaient en effet totalement ralenti et le voila dans un bien mauvais état. La douleur se fit plus fulgurante maintenant que l’adrénaline était redescendue. Il revint vers le jeune humain qu’il avait presque oublier. Il cracha du sang, la gorge métallique et en feu.

- J’espère que t’as une idée de comment on soigne ce genre de blessure… Maugréa t-il. Faut pas qu’on traine ici.

Il se retourna vers Maarchell et le fixa droit dans les yeux avec un sourire étrange, l’éclat de ses yeux se calmant quelque peu. Il avait vraiment mal, si ça continuait, il allait tomber dans les pommes « Et merde.. » Il fit un pas dans la direction du jeune homme. Il rit sous cape. Finalement, tout ça aura peut-être valu le coup. Il se stoppa à une longueur du garçon avec un air supérieur.  Sa timidité de toute à l’heure évanoui. Evaporé. Le chasseur de nuit avait fini par resurgir. Il lui bloqua toute échappatoire et murmura satisfait :

- N’oublie pas, l’humain. Tu devras accepter ma requête.

Mais d’abord, il devait se soigner, vite, pour ne pas perdre trop de sang et partir d'ici. Fort heureusement, dans la poche de son pantalon il y trouva des anti-douleur qu'il avala à la hâte. Comme quoi, c'était bien utile, parfois..

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Lun 26 Nov - 3:47

Jusqu'à cette irruption pleine de douceur, Maata maîtrisait plutôt bien la situation. Tout en ayant parlé à personne depuis plusieurs semaines, il avait réussi à discuter avec un total inconnu, en pleine nuit et pour quelqu'un d'aussi peu sociable que lui, c'était un exploit. Dans le monde réel, le mystérieux "YouGoodImBetter" était un jeune homme plutôt chétif, timide et peu courageux...

Pour Yukio, c'était visiblement tout le contraire... Le neko répondit sans se dégonfler, que ce territoire était déjà à lui. Maata, n'en croyant pas ses oreilles, dévisagea le félin comme s'il venait de voir un fantôme ─ ou quelqu'un qui allait bientôt en devenir un. Quel niveau de folie... ou de force, fallait-il atteindre, pour s'amuser avec une personne armée ?

« ... si je nous débarrasse de ce type, tu devras accepter une requête que j’aimerais te demander. »

L'air avec lequel il amenait son pari, semblait écarté toute idée d'échec. Le rouquin, littéralement pétrifié ne répondit pas... Il voulut hocher la tête mais tout son corps était devenu de pierre... L'effet de l'arme à feu était pesant sur lui... Tout son corps semblait pris de tremblements...

*Il... ON va se faire tuer...!* Ses yeux descendirent vers ses jambes, qui ne bougeaient pas d'un centimètre... *Maataa... Bouge... toi... de là...!*

Soudain, une détonation colossale éclata les tympans du jeune homme. Ce dernier tomba à la renverse, les paumes contre les oreilles, la douleur fut mordante et profonde à la fois, il ne put retenir un gémissement : « Argh ! »

Pendant qu'un immense "bip" traversait son crâne, il cru voir Yukio, se battre comme un chiffonnier avec leur agresseur. Le neko sembla avoir le dessus mais l'échange fut flou et la lutte ne dura que quelques instants. Seul un liquide, froid et bordeaux, confirma à l'étudiant qu'il n'était du tout pas dans un rêve... La nuit, un inconnu, du sang, des armes... Le nombre de nouvelles expériences était tel, que Maata se sentit pris de vertiges.

« Ma... tête... »

Lentement, le rouquin commença à voir flou et son corps, à se ramollir... Ses yeux roulèrent en arrière et il tituba... Il crut qu'il allait vomir, ou pire, tomber inconscient, mais il n'en fut rien. L'étudiant n'avait pas pris un seul coup, mais il semblait être le plus mal en point.

Alors que plusieurs bruits de pas pressés se rapprochaient, Maata n'entendit que les quelques mots du félin, ce dernier, droit dans ses bottes, lui demandait son aide. Il ne semblait pas perturbé, ou choqué par ce qu'il venait de se produire... Lui et le natif de bonne famille, n'avait que peu en commun... La psychologie de Yukio semblait complètement anarchique...

« N’oublie pas, l’humain. Tu devras accepter ma requête. »

Le rouquin resta sans bougé... Recevoir les ordres d'un criminel, ça ne lui était jamais arrivé... mais deux fois dans la même soirée, c'était celle de trop... Sans réfléchir, comme dans un état second, il fit quelques pas à reculons... Tant pis pour les personnes qui rappliquaient à cause du coup de feu, s'il devait mourir ici, il l'accepterait, mais avant, il devait éclaircir un point. Soudain, le freluquet ─ Maata, braquait une arme sur Yukio.

« Mais qu'est-ce que tu es, au juste...?! »

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Lun 26 Nov - 22:11

Le silence était retombé, la respiration du jeune Neko se fit plus stable bien que la douleur ne cessait de le tancer malgré les anti-douleur. Elle était si fulgurante que sa vue se brouillait et son équilibre se perdait. Il lui fallait stopper l’hémorragie ou il perdrait trop de sang. Il passa une main fébrile sur la blessure. Il avait le tournis. C’est alors que d’un geste surpris il se tourna. De ses yeux de félins nocturnes, emplis d’une stupéfaction tel qu’il en vacilla il retrouva le projectile de l’arme à feu contre un arbre, l’objet couvert de son sang. La balle l’avait traversée. Il ne s’était pas fait rater mais au moins il n’aurait pas à l’extraire… il ne se réjoui pas pour autant, le flot de sang continuant de s’écouler violemment le long de son corps.

De ses crocs aiguisés, il attrapa la manche de son manteau et la déchira « Tant pis.. il en rachèterait un… ». Commençant à appuyer le tissu contre son épaule qui s’imbiba du liquide rouge. Il grogna à nouveau pris de douleur terrible. Voila longtemps qu’il ne s’était plus embêté avec une blessure aussi conséquente. Tout ça pour un seul malheureux individus… Tout ça parce qu’il s’était fragilisé de lui-même avec des médicaments. Cet épisode lui fit l’effet d’une claque alors qu’il se rendit vraiment compte qu’il ne pouvait plus vivre ainsi.

Son regard inquiétant se braqua de nouveau sur l’humain qu’il avait presque oublier. Il sentait la peur, encore plus qu’avant. Tel un lapin tétanisé, il semblait figé sur place, ahuri par les visions qui s’étaient présenté devant lui. Un homme armé qui les menaçant, une lutte, un homme mort : un assassina. Le plus troublant surement pour lui était de voir le désintérêt que Yukio portait au cadavre, comme si son geste était anodin.

Quand il sembla capable de bouger, l’humain recula. Au bord de la crise de nerf, le Neko voulut le rassurer mais ses mots restèrent dans sa gorge. Comment aurait-il pu faire ? Il avait tué quelqu’un devant ses yeux avec froideur, comment aurait-il pu l’écouter ? C’est peut-être ce qui le fit agir de manière si irréfléchie. Yukio n’eut pas le temps de prendre conscience de ce qui arriva ensuite. Cela sembla être surréaliste quand le fragile petit humain pointa une arme à feu sur lui, probablement celle de leur agresseur…

- Mais qu'est-ce que tu es, au juste...?!

Yukio avait pris tellement Maarchell de haut, qu’il ne s’était pas assez méfié de lui par la suite. C’est surement la raison pour laquelle il avait réagi si tard quand l’arme à feu s’était dressée entre le jeune Neko et l’humain bien décidé à le faire parler. Ce dernier avait d’ailleurs lâcher ses mots, presque hystérique mais son maintient de l’arme relevait du parfait amateur, à l’évidence il ne s’en était pas souvent servi. C’est ce qu’il en déduisit calmement bien que tendu par cette nouvelle situation imprévue.

- Je suis un humain. Ou un chat. Tout dépend de comme tu veux me percevoir… Murmura Yukio.

La violence des gestes et des mots du garçon ne ressemblait pas à ce qu’il s’était imaginer venant de lui. Il mit ça sur le compte du choc émotionnel et ne put s’empêcher de compatir. C’était toujours dur la première fois. Lui non plus ne s’en était jamais remis. Cette fois là plus que les autres…. Il devait agir ou l’irréparable allait se produire.

- Ne joue pas au plus menaçant, on sait tout les deux que tu es incapable d’appuyer sur la gâchette… Puis, j’ai tenu parole, je nous aie débarrassé du gêneur ! Rétorqua-t-il avec un geste désinvolte à l’intention du cadavre.

Son ton n’était pas provocant mais sincère.  Pourtant, il se méfiait. Dans un état tel que celui du jeune homme, il aurait pu s’attendre à tout… Même de le voir faire feu.

C’est donc avec prudence que Yukio, toujours rivé sur le rouquin brisa à nouveau la distance que l’humain avait mis entre eux en reculant de peur. Il se retrouva si prêt de lui que son corps touchait la pointe de l’arme. Ses gestes étaient fluides comme pour apaiser l’émoi de celui qu’il avait pourtant sauver. Le morceau du tissu continuait de s’imprégner de tout ce sang jusqu’à devenir quasiment insuffisant « Et merde… ».

Il redressa sa main et d'un geste rapide mais sans menace, il attrapa l’arme qui le frôlait pour venir le pointer  exactement au niveau de son cœur le tenant doucement de la main droite, l’acier se teintant de sang qu’il avait sur sa paume, le regardant droit dans les yeux avec une expression indéchiffrable. Il lâcha d’un ton neutre :

- Alors, tue moi… mais réfléchis bien. Je ne pense pas que tu aies le mental nécessaire pour endosser la responsabilité d’un meurtre.

Il souffla doucement, nerveux puis, retrouvant son calme, il s’appuya davantage contre le canon. Au moindre geste de travers, il pouvait se faire tirer dessus et cette fois, plus la moindre chance de survie, son organe le plus vitaux à la merci de l’autre. En ayant le dessus sur la situation, peut-être que l’humain se détendrait.. ? Il continua d’une voix posée :

- Cette personne a surement tué bien avant moi et il l’aurait fait si je n’avais pas agi et tu le sais. Reprends ton calme et écoute ce que j’ai à te dire. Je ne te veux aucun mal… c’était lui ou nous. Ecoute la faveur que j’ai à te demander et ne commet pas l’erreur de tomber dans l’assassinat, tu ne t’en remettrais pas.

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Jeu 6 Déc - 3:05

Du vécu. Maata en manquait terriblement. Au fond, qu'avait-il accompli d'important durant sa courte existence ? Quel était son souvenir le plus mémorable, était-il au moins positif ?... La première chose qui lui revint en tête, fut une soirée avec son père.

Le jeune rouquin était assis sur un petit bureau. Il écrivait une à une, des conjugaisons de verbe du premier groupe. M. Ichi faisait les cent pas devant lui, en regardant régulièrement sa montre.

« Dans 5 minutes, je ramasse.

Les battements de cœur du rouquin s'intensifièrent : Devait-il terminer son travail ou en soigner la présentation..? Le petit se mit donc à écrire plus rapidement, tant pis pour la qualité de sa rédaction, il devait au moins terminer son travail... Évidemment, il prit la mauvaise décision.

─ PAUVRE IMBÉCILE ! À quoi ça sert de rendre quelque chose qu'on ne peut pas déchiffrer ?! Le ferais-tu exprès ?! Tu veux me rendre fou ?!

Aucune réponse ne vint.

─ ALORS ?!

J'en ai marre.

─ ...

...

La réponse du neko fut d'abord à son image, d'abord désinvolte et provocatrice. La plaisanterie passa complètement au dessus de Maata, il l'avait entendue, sans réellement l'écouter. Tout cela devenait ridicule. L'étudiant fronça les sourcils, il ressentit à nouveau le poids de l'arme dans sa main et il une colère intérieure le submergea. Il n'était pas pris au sérieux.

*J'en ai marre...*

Pour la première fois, il ne réfléchissait plus, il n'avait plus accès à son cerveau et à toutes les barrières morales que lui avait imposé sa vie et son père.

Le neko tenta de reprendre le contrôle de la situation, en lançant à Maata, qu'il n'était pas capable de faire feu. C'était vrai ─ une minute plus tôt. Ce soir, Ichi Maata se sentait l'âme d'un tueur. Il n'avait rien, ni famille, ni amis, ni être aimée. Sa vie était monotone et sans saveur, dans ce monde, il n'avait rien pris, tout lui avait été donné. Ce type était comme son père, il ne le respectait pas, ne le prenait pas au sérieux... mais ce soir, le garçon était armé, il pouvait tuer son père. Il n'avait qu'à bouger son index, pour se libérer de tout... Absolument tout. L'échange était très simple : Tout, contre rien... L'échange était trop simple... Tout perdre, pour rien...

Tant pis.

Il ferma les yeux.

Et ressentit une pression au bout de son arme.

Ce n'était pas la voix de son père qu'il entendit, mais celle de l'hybride. Yukio acceptait son destin mais il avertit Maata : Le poids d'un assassinat serait trop lourd à porter pour le jeune humain.

« ... »

Le rouquin resta un instant sans bouger... puis tout son corps se détendit... La phrase de Yukio le marqua, mais d'une manière imprévue. Peur de tuer...? Non. Il s'était préparé à le faire, il avait complètement désinhibé son esprit. Il allait tuer son père mais heureusement, ce n'était finalement pas son oppresseur, qui se tenait en face de lui.

Un sourire en coin apparut sur le visage de Maata, il dit d'un ton apaisé et détaché :

IllustrationRP

« Tu as raison, tu ne mérite pas de mourir. »



Surtout après avoir débarrassé le monde d'un horrible individu, qui avait probablement causé beaucoup de malheur. Yukio était peut-être déséquilibré mais il n'avait pas complètement tort. Les bruits de pas étaient maintenant tout près d'eux, le retour du danger imminent sorti en partie Maata de son état second.

Il prit son arme d'une main et soutenu le neko de l'autre. Du sang tâchait ses vêtements mais il se sentait déjà complètement sale et n'en fit donc pas état. Par chance, ils étaient sur le chemin d'une des sorties du parc et les bandits arrivaient par d'autres voies. Grâce à l'adrénaline et au fait que Yukio n'était pas très lourd, Maata put les sortir du parc sans trop de peine. Tous deux se dirigèrent dans l'obscurité, vers le métro le plus proche.

« Je peux t'appeler une ambulance si tu veux, moi, je ne reste pas. »

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Jeu 6 Déc - 15:15

Son regard était insistant mais il n’avait pas peur. Ah. Ca faisait quoi de mourir ? Est-ce qu’il pourrait revoir sa sœur et lui présenter ses excuses ? Ça ne changerait jamais le fait qu’il avait détruit la vie d’une enfant en plein vers un avenir radieux et prometteur. « Stupide jalousie… stupide égocentrisme… stupide caprice… » Jamais il ne pourra se repentir. Il méritait en effet d’être tué ici et maintenant mais il n’avait pas à impliquer ce garçon aux airs un peu paumé qui semblait encore plus instable que lui.

Il en eut presque pitié… Pas de la mauvaise pitié, plus une compassion qu’il n’avait jamais éprouvé. Voir ce jeune homme paniqué puis désespéré au point de ne sembler plus maître de lui-même. Il ne comprenait d’où venait cette envie de devenir un tueur ne serait-ce qu’un instant… Son regard devenu inexpressif ou du moins, ayant écarté tout doute et clarté de son esprit. Il voyait désormais un ennemi. Il n’avait plus affaire à un petit garçon dont la simple vue du sang lui donnait des nausées. Était-ce l’instinct de survie ou quelque chose de plus ancré.. ? Pourquoi ses yeux reflétaient-il la haine.. ? Quoiqu’il en soit, il acceptait le destin amer que pouvait lui réserverait l’humain. « Ca m’apprendra à être sympa… » Peut-être là une preuve des cieux que quoi qu’il fasse, il ne serait jamais pardonné… tout était mériter. Il espérait tout de même que le garçon serait suffisamment raisonnable pour se poser les bonnes questions et ne pas tomber dans le piège de tuer sans se soucier de rien. S’il pensait qu’il n’y aurait ni conséquence, ni répercussion, s’il pensait qu’il s’en remettrait, qu’il finirait par passer à autre chose… non. Il devrait vivre avec sur sa conscience le fait qu’il aurait à vie du sang sur les mains. « Fais pas la même erreur que moi… »

Tomber dans une spiral sans fin. Continuer de tuer pour se libérer des images de sa sœur. Et à force sa santé mental mais aussi physique se dégradait. Plus il tuait, plus le gout du sang l’enivrait. C’est ainsi que les chats sauvages survivait, en chassant. Mais il était aussi humain. Et dans une société tel que celle-ci, il ne pouvait pas agir de la sorte et les neko qui ne suivaient pas un « entrainement » pour apprendre à faire avec leur double instinct devenait incontrôlable et pouvait être très vite enfermé car trop dangereux.

On lui avait prescrit  du Tiapridal sous forme de petit comprimé, d’habitude donner aux personnes, enfant beaucoup, souffrant de trouble du comportement grave(agressivité et agitation), il avait été très vite adapté pour certaine espèce dont les nekos pour calmer leur pulsion dans le cas ou certain ne parviendrait pas à se maitriser. Il y avait bien sur des effets secondaires comme des forts coups de fatigues, des vertiges mais aussi une des raisons de ses insomnies. Il ne savait pas quand il en avait pris la dernière fois mais tout ce sang et cette adrénaline le rendait nerveux…

Dans un crime mieux vaut être le meurtrier que la victime…

Il ne lâcha pas l’humain du regard, essuyant discrètement de sa main libre un mince filet de sang au coin de ses lèvres. L’autre ne bougeait pas. Il semblait bien plus attentif à la fin de son monologue qu’au début plutôt provoquant. L’ombre qui avait couvert son visage pour se déshumaniser et se préparer à faire feu le quitta. Il sourit. Quel bien joli sourire pour un homme qui voulait devenir un tueur. Il sut avec certitude qu’il ne cherchait pas à se débarrasser de lui mais de quelqu’un d’autre. Une vieille blessure peut-être.

- Tu as raison, tu ne mérites pas de mourir.

Les oreilles redresser, Yukio hoqueta « Non, non et non, ferme-là, tu sais pas de quoi tu parles, tu sais pas à quel point je le mériterais.. ! » Il aurait voulu lui fulminer ça à la figure mais il était trop fatigué et ne voulait pas terrifier le jeune homme et risquer à nouveau sa vie. Trop d’émotion pour ce soir. Il n’avait pas besoin d’en rajouter. Alors il se tut bien sagement, hochant simplement la tête.

Des bruits de pas, une odeur. Revoila le reste du gang. Il se tourna vivement, percevant leur ombre enragée dans la nuit. Il n’avait aucune chance vu le nombre. Vu son état. Psychologique et mental. Mais comme une sorte de fierté mal placé, un besoin de se sentir supérieur, il ne bougea pas. Fort heureusement l’humain qui avait repris ses esprits n’avaient pas l’intention de mourir là. Il baissa l’arme qu’il tint d’une main(en espérant que ce maladroit d’être humain ne tire pas par inadvertance) et de l’autre, soutint Yukio pour l’entrainer à la sortie du parc non loin.

Quand ils furent à bonne distance du danger -surtout que le meurtre de l’individu dans le parc devrait les tenir occupé un sacré petit moment- ils s’arrêtent proche du métro. Maarchell le toisa et déclara simplement :

- Je peux t'appeler une ambulance si tu veux, moi, je ne reste pas.

Yukio eut une moue déçue. C’est dommage qu’une conversation aie finit ainsi, dans un flot de sang et dans la violence. Mais bon, il s’était presque attaché à se rouquin bougon. Et il avait toujours quelque chose à lui demander. Bah. Il pourrait toujours voir ça une prochaine fois.

Il haussa les épaules avec une grimace dédaigneuse. Une ambulance. Et puis quoi encore. Il secoua la tête avec un sourire amusé :

- Mais bien sûr, tu veux que je finisse en taule ? Non merci, je tiens à ma liberté. Ronronna-t-il à la manière d’un chat.

Il continua de l’observer alors qu’un nouveau silence s’installa. Ca devient une habitude mais il n’était pas gênant. La douleur se faisait saisissante et insistance mais la résistance d’un Neko était assez impressionnante, ce ne serait pas la première fois qu’il soignerait une telle blessure. Il devait juste faire attention à ne plus perdre trop de sang et le tissu devenait clairement insuffisant.

- J’ai toujours un truc à te demander je te rappelle mais on verra ça une autre fois, bientôt en tout cas. Tu as pas le choix de toute façon, je t’ai sauvé la vie et tu dois te faire pardonné pour m’avoir menacé… Murmura-t-il d’un ton suave mais moqueur. Et si tu te défile, j’viendrai « Rue Ingliston » pour t’y contraindre. Et pour savoir l’endroit exact d’où tu te trouves…

Il se tut un instant et se pencha vers l’humain, ses oreilles blanches et duveteuses vinrent chatouiller le visage de l’autre, humant un instant l’air, après quelque seconde, il se redressa satisfait. Les Neko avaient les mêmes comportements que les autres animaux mais cela pouvait parfois surprendre ou rendre mal à l’aise car les humains contrairement à eux avaient pour habitude de mettre une barrière d’espace vital qu’on était pas censé dépassé quand on se connaissait à peine. Mais lui, n’était pas humain. Ça justifiait tout. Et à présent il avait le parfum du jeune homme bien en tête qu'il pourra retrouver sans mal. Le flaire du chat est nettement inférieur à celui des canidés mais nettement supérieur à celui des hommes.

- Maintenant je ne pense pas avoir trop de mal de trouver l’endroit où tu vis et ainsi venir réclamer ma requête et puis…En échange je t’apprendrai à utiliser une arme. Plaisanta t-il.

Il s'ébroua, éclaboussant le sol et l'humain de quelque goutte de sang avant de se détourner, ses yeux rouges observant le ciel. Il n'avait plus beaucoup de temps. Il devait régler ce problème et vite avant de devenir un monstre ingérable. Et peut-être que ce faible humain qui semblait brisé quelque part, plus instable que lui encore pourrait finir par le comprendre et l'aider. Il ne voulait plus de psy, il voulait une aide...plus humaine.

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   Mar 25 Déc - 22:14

Yukio semblait déçu... Il fit une grimace, puis repris ses airs taquins : "Tu veux que je finisse en taule ?" rétorqua-t-il au rouquin. Maata lui répondit d'un regard étonné, puis compatissant. Le neko préférait resté mal en point mais en liberté plutôt qu'être en bonne santé mais emprisonné. L'étudiant avait une autre façon de voir les choses mais à ce moment, il resta muet. Le pâlot avait l'air sûr de lui.

L'hybride lui rappela ensuite qu'il avait une requête à lui formuler et pour s'assurer de pouvoir la lui poser en personne, il utilisa son odorat pour mémoriser (de façon grossière) le parfum de son interlocuteur. Ce dernier fit une grimace de dégoût et la fit disparaître avant d'être repéré.

*C'est un enfant sauvage, ce type...!*

Maata ouvrit la bouche pour lui dire de faire sa requête maintenant mais Yukio fut plus rapide et ajouta qu'en échange de ce service, il lui apprendrait à se servir d'une arme. Il étonna l'humain, qui ne pensait pas que son amateurisme s'était remarqué.

« M-Mouais... »

C'était perturbant, il avait parfois l'impression de se reconnaître en Yukio mais l'instant d'après, apparaissait une nouvelle différence entre eux. Le destin semblait lui envoyer des signes fugaces, qui changeait dès lors que le jeune homme se mettait à les observer.

Aussi loin qu'il se souvienne, Maata n'avait jamais tenu une arme et ne s'était même jamais battu. Quand il fut la victime de coups par une bande de loubards, il s'était laissé faire et il n'imaginait ses ripostes que dans ses rêves. Il ne s'était jamais senti capable de défier quelqu'un physiquement mais dans ses jeux vidéos, c'était l'inverse. Même si Yukio avait l'avantage d'être un neko, cela devait être possible de se battre, même pour un type comme Maata. Peut-être que s'entraîner, s'entraîner physiquement, lui ferait du bien...

...

« ... HA HA HA HA HA HA ! Il s'essuya les yeux. Moi ? Apprendre à me servir d'une arme ? Non merci. Aujourd'hui, c'était la dernière fois que je prenais le risque de sortir après 17 heures. »

Un crissement se fit entendre dans le souterrain, le métro venait d'arriver. « Bon, c'est mon métro, ça... Je vais te laisser... » Maata attrapa le revolver de tantôt et le donna à l'hybride. « Tiens, ça ne me servira à rien. Bon courage à toi, moi, je ne sors plus. » Il descendit quatre à quatre les escaliers du souterrain.

*J'ai cru que j'allais mourir... plusieurs fois...*

Il entra de justesse dans un des wagons, il n'y avait qu'une personne à l'intérieur, un homme à l'air menaçant, avachi sur plusieurs sièges, dont Maata chercha à éviter le regard. Sûrement une autre âme vagabonde. En baissant la tête, le rouquin revu les tâches de sang qui couvraient sa veste... Il releva la tête vers l'autre passager, et ce dernier détourna soudainement le regard. Le jeune homme resta figé un instant, avant qu'un sourire en coin n'apparaisse sur son visage.

*... et ce n'était pas si mal.*

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MessageSujet: Re: L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata   

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L'âme vagabonde qui n'avait besoin de personne PV Maata

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